Deux Lenovo IdeaPad dans la famille, et la mémoire soudée qui va avec

Deux achats de PC portable dans la famille, à quelques semaines d’écart, et sans concertation : en décembre, juste avant que les prix ne commencent sérieusement à grimper, Sophie a acheté un Lenovo IdeaPad Slim 3 chez Boulanger, au centre commercial Atoll à Angers. Puis, pour Noël 2025, mon père s’est offert un modèle équivalent de la même gamme IdeaPad, chez E.Leclerc Multimédia aux Sables-d’Olonne. Deux magasins différents, deux villes différentes, et pourtant le même réflexe au même moment.

Un bon timing, sans l’avoir vraiment cherché

Ce timing n’est pas anecdotique. Depuis la fin 2025, les prix des puces mémoire (DRAM et NAND) sont sous tension dans toute l’industrie, tirés vers le haut par la demande massive des centres de données pour l’intelligence artificielle — plus un fabricant de serveurs IA achète de mémoire à prix d’or, moins il en reste pour le marché grand public, et le prix s’ajuste en conséquence. Les PC portables d’entrée et de milieu de gamme, dont le prix de vente est particulièrement sensible au coût de la mémoire embarquée, sont parmi les premiers à répercuter ces hausses. Acheter en décembre, avant que cette tendance ne se généralise sur les étiquettes, était donc, sans l’avoir anticipé comme tel, plutôt bien vu.

Le Lenovo IdeaPad Slim 3 : une valeur sûre du mainstream

La gamme IdeaPad Slim 3 est le cœur de l’offre grand public de Lenovo : un PC portable fin, correctement équipé pour un usage courant (navigation, bureautique, streaming), à un prix raisonnable — exactement le genre de machine qu’on trouve en rayon chez un Boulanger ou un Leclerc Multimédia, sans avoir à comparer vingt fiches techniques. Dans les deux cas, le verdict est le même : ça fonctionne bien, sans accroc, pour l’usage auquel ces machines sont destinées.

Le bémol : une mémoire soudée, donc figée pour toujours

Il y a quand même un bémol, et c’est celui qui revient sur presque tous les ultrabooks grand public de cette génération, Lenovo ou pas : la mémoire RAM est soudée directement sur la carte mère, et non montée sur des barrettes enfichables. Concrètement, la quantité de RAM choisie à l’achat sera la seule que la machine aura jamais — aucune possibilité d’évolution future, contrairement à un PC portable plus ancien (ou plus haut de gamme) où on pouvait glisser un module supplémentaire quelques années plus tard pour prolonger sa durée de vie utile.

Ce choix industriel n’est pas propre à Lenovo : souder la mémoire permet de gagner de la place sur la carte mère (donc de faire des machines plus fines et plus légères), de réduire les coûts d’assemblage, et parfois de gagner en performance brute grâce à des pistes plus courtes entre la puce mémoire et le processeur. L’envers du décor, c’est qu’un choix de configuration fait au moment de l’achat — souvent pour économiser quelques dizaines d’euros sur la quantité de RAM — devient une limite définitive de la machine, à un moment où, justement, la mémoire est en train de redevenir un composant cher.

Rien qui remette en cause la machine elle-même, qui remplit très bien son rôle pour Sophie comme pour mon père. Mais ça valait la peine de le noter : sur ce segment de PC portables grand public, le bon réflexe reste de choisir la configuration mémoire la plus généreuse possible dès le départ — parce qu’il n’y aura pas de deuxième chance pour l’ajuster plus tard.