{"id":2716,"date":"2019-09-30T13:50:19","date_gmt":"2019-09-30T11:50:19","guid":{"rendered":"http:\/\/sophie-matthieu.eu\/?p=2716"},"modified":"2020-01-17T01:58:21","modified_gmt":"2020-01-17T00:58:21","slug":"aeronauticsevents-la-debandade-des-compagnies-low-cost-francaises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/2019\/09\/30\/aeronauticsevents-la-debandade-des-compagnies-low-cost-francaises\/","title":{"rendered":"#Aeronauticsevents &#8211; La debandade des compagnies \u00ab\u00a0low cost\u00a0\u00bb Francaises et europeennes&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<p>En Allemagne et au Danemark, deux compagnies a\u00e9riennes filiales de  Thomas Cook\/Condor et Thomas Cook Scandinavia \u00e9chappent \u00e0 la faillite de leur maison m\u00e8re gr\u00e2ce \u00e0 des pr\u00eats, du gouvernement allemand pour la premi\u00e8re et d&rsquo;une banque norv\u00e9gienne pour la seconde, en France,  Aigle Azur n&rsquo;a pu \u00e9viter sa mise en liquidation vendredi soir. XL Airways risque de subir le m\u00eame sort, si aucune offre de reprise engageante n&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9e au tribunal de commerce de Bobigny d&rsquo;ici \u00e0 mercredi.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a de quoi s&rsquo;interroger sur les causes de l&rsquo;impuissance des institutions fran\u00e7aises \u00e0 sauver les compagnies a\u00e9riennes en difficult\u00e9. Depuis une vingtaine  d&rsquo;ann\u00e9es, l ensemble des d\u00e9p\u00f4ts de bilan de compagnies a\u00e9riennes fran\u00e7aises comme A\u00e9roLyon<br> en 2002, Air Lib en 2003, Axis Airways en 2009, Air M\u00e9diterran\u00e9e en 2016 ont en effet d\u00e9bouch\u00e9 sur des liquidations.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Des offres juridiquement non-recevables<\/em><\/strong><br> Dans le cas d&rsquo;Aigle Azur comme dans celui de XL Airways, le point commun est l&rsquo;incapacit\u00e9 des repreneurs potentiels \u00e0 pr\u00e9senter une offre de reprise juridiquement recevable. C&rsquo;est ce qui a manqu\u00e9 \u00e0 Aigle Azur. Malgr\u00e9 les  14 dossiers de candidature d\u00e9but septembre aucune solution p\u00e9renne n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e par les candidats repreneurs. Parmi les candidats \u00e0 une reprise partielle d&rsquo;Aigle Azur, deux au moins avaient pourtant les moyens : Air France et le Groupe Dubreuil, maison m\u00e8re d&rsquo;Air Cara\u00efbes et de French Bee. Mais m\u00eame eux  ont d\u00fb finalement renoncer \u00e0 pr\u00e9senter une offre commune, malgr\u00e9 les encouragements du gouvernement. Et ce, non pas du fait du passif d&rsquo;Aigle Azur (148 millions d&rsquo;euros), gomm\u00e9 par la mise en liquidation, mais bien du fait des obstacles sociaux et juridiques pos\u00e9s par les r\u00e8gles d&rsquo;une reprise d&rsquo;activit\u00e9 en France.<\/p>\n\n\n\n<p><em style=\"\"><b>Des protections <\/b><\/em><strong><em>salariales qui se retournent contre les salari\u00e9s &#8230;<\/em><\/strong><br> Le premier de ces obstacles, en cas de reprise partielle ou totale d&rsquo;activit\u00e9, est l&rsquo;obligation de reprendre les salari\u00e9s li\u00e9s \u00e0 cette activit\u00e9, avec leurs contrats de travail et leurs avantages. Une obligation protectrice pour les salari\u00e9s, mais qui pose des probl\u00e8mes quand l&rsquo;\u00e9cart entre les salari\u00e9s repris et ceux du repreneur est trop important.<\/p>\n\n\n\n<ul><li>L&rsquo;obligation de reprendre les pilotes d&rsquo;Aigle Azur avec leur anciennet\u00e9 revenait \u00e0 les faire passer devant des pilotes plus anciens d&rsquo;Air France.<\/li><li>Certains pilotes d&rsquo;Aigle Azur auraient bien volontiers accept\u00e9 de renoncer \u00e0 leur anciennet\u00e9 pour int\u00e9grer Air France. <\/li><li>Le m\u00eame probl\u00e8me se pose pour les pilotes de XL Airways, pour laquelle  Air France a \u00e9galement renonc\u00e9 \u00e0 faire une offre.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong><em>La question du financement public<\/em><\/strong><br> La reprise d&rsquo;une compagnie par une autre compagnie a\u00e9rienne s&rsquo;av\u00e8re donc tr\u00e8s compliqu\u00e9e. Toutefois, c&rsquo;est encore plus difficile pour les autres candidats.<br> L&rsquo;obligation de disposer de fonds bancaires suffisants pour pouvoir faire face \u00e0 un mois de co\u00fbts d&rsquo;exploitation, les candidats \u00ab non-a\u00e9rien \u00bb doivent obtenir, avant la reprise, toutes les autorisations n\u00e9cessaires pour op\u00e9rer une compagnie a\u00e9rienne. Ce qui, compte tenu des d\u00e9lais administratifs, est impossible quand la compagnie en question est \u00e0 court de tr\u00e9sorerie.<\/p>\n\n\n\n<p>A moins de pouvoir compter sur un pr\u00eat-relais, comme celui obtenu par la compagnie Condor aupr\u00e8s du gouvernement allemand pour pouvoir continuer \u00e0 op\u00e9rer en attendant un repreneur. Cette solution qui doit encore obtenir le feu vert des instances europ\u00e9ennes, n&rsquo;est pas, non plus, possible dans le cadre du redressement judiciaire. L&rsquo;Etat ou la r\u00e9gion peuvent abonder une offre de reprise, sous forme d&rsquo;un pr\u00eat participatif, mais ce pr\u00eat ne peut constituer d&rsquo;un compl\u00e9ment \u00e0 un apport de fonds priv\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En Allemagne et au Danemark, deux compagnies a\u00e9riennes filiales de Thomas Cook\/Condor et Thomas Cook Scandinavia \u00e9chappent \u00e0 la faillite de leur maison m\u00e8re gr\u00e2ce \u00e0 des pr\u00eats, du gouvernement allemand pour la premi\u00e8re et d&rsquo;une banque norv\u00e9gienne pour la seconde, en France, Aigle Azur &hellip; <a href=\"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/2019\/09\/30\/aeronauticsevents-la-debandade-des-compagnies-low-cost-francaises\/\" class=\"more-link\"><span>Continue reading<span class=\"screen-reader-text\">#Aeronauticsevents &#8211; La debandade des compagnies \u00ab\u00a0low cost\u00a0\u00bb Francaises et europeennes&#8230;<\/span><\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3152,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[13,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2716"}],"collection":[{"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2716"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2716\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2859,"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2716\/revisions\/2859"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3152"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2716"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2716"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sophie-matthieu.eu\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2716"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}